Comprendre la terre   Les transports durables
  
  Sommes-nous responsables ?
Pollueurs = payeurs ?
Prise dans ses contradictions, c’est toute la société qui paye les effets négatifs des transports.

Les entreprises, des acteurs du transport durable.
Nos employeurs peuvent agir.

Consommateurs et citoyens s’opposent encore.
Une prise de conscience est nécessaire.

Golf de Chelsea Pears, New York, USA. La proximité entre lieu de résidence, lieu de travail et espaces de loisirs permet de limiter l'activité de transport.

Pollueurs = payeurs ?
Prise dans ses contradictions, c’est toute la société qui paye les effets négatifs des transports.

Chaque année dans le monde, 500 000 personnes sont tuées dans des accidents de la route ; les trafics routier et aérien exposeraient plus de 30% de la population européenne à des nuisances sonores dérangeantes ou néfastes pour la santé ; les avions émettent 13 % du total mondial de gaz à effet de serre, mais la croissance du transport aérien (entre 5% et 10% par an) et les caractéristiques de ses émissions sont telles qu'il pourrait dépasser la route vers 2030 en impact climatique. Pourtant, les compagnies aériennes ne payent pas de taxes sur le kérosène. Insécurité routière, nuisances sonores, effet de serre : de tels coûts ne sont jamais pris en compte dans le prix de vente des moyens de transport. Ils sont supportés collectivement par la société. Les pouvoirs publics, dont les budgets s’appuient en grande partie sur les taxes diverses sur le pétrole, sauront-ils se montrer à la hauteur ?
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Les entreprises, des acteurs du transport durable.
Nos employeurs peuvent agir.

Les entreprises disposent également de marges de manœuvre importantes pour limiter les coûts sociaux et environnementaux liés aux transports. Premier levier, la gestion du parc automobile des entreprises : au Royaume-Uni par exemple, 60% des voitures achetées chaque années le sont par des entreprises (contre 40% en France). Second levier : les politiques d’aide au logement des entreprises; en Europe, plus de 40% des trajets concernent les déplacements domicile-travail. En choisissant des zones de logement denses, les politiques d’aide au logement des entreprises peuvent limiter la longueur de ces trajets. Certaines entreprises vont plus loin en promouvant l’usage de transports alternatifs pour se rendre sur le lieu de travail : installations de douches et de vestiaires pour les cyclistes, parkings à vélos, navettes entre le site et la gare, lignes de bus gratuites pour le personnel...
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Consommateurs et citoyens s’opposent encore.
Une prise de conscience est nécessaire.

Danger pour la circulation, pollution… Tout le monde s'accorde pour reconnaître les effets négatifs d’un développement incontrôlé des transports. Comment dès lors expliquer la culture du "tout-automobile" prédominante dans la plupart des pays de l'OCDE ? Au-delà d’une pression constante des consommateurs pour disposer de prix toujours plus bas et d’une dépendance souvent irrationnelle à la voiture, encouragée par la publicité, c’est notre mode de vie qui est en question : pour pouvoir manger des fraises en hiver, il n'y a pas de mystère, il faut les cultiver dans un pays du Sud, puis les transporter...
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  En Californie, une politique de lutte contre la pollution automobile - la plus sévère au monde - a permis de réduire de moitié la concentration d'ozone à Los Angeles.
 
     
  Mangez des produits de saison. D'après le WWF, manger un kilo de haricots verts frais en hiver a pour conséquence directe de faire rejeter deux kilos de CO2 pour les transporter.
 
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